Obsèques de Henri Perrillat dit « Riquet », à 101 ans il était le dernier survivant de l’Armée Secrète.
Un Résistant de la première heure, en octobre 1942 il a 18 ans, le 1er mai 1943 il est arrêté sur dénonciation et s’évade de la gendarmerie de Thônes, quelques jours après il se constituera prisonnier avec trois de ses amis pour permettre la libération de 32 otages, il sera transféré au camp de concentration de Saint-Paul-d’ Eyjeaux, près de Limoges. Fin mai avec 58 autres, ils sont dirigés à la Palice pour être fusillés par 59 soldats, après avoir parlementé ils échappent à l’exécution car l’occupant avait besoin de main-d’œuvre pour construire le mur de l’Atlantique, ils sont internés à la citadelle de Saint-Martin-de-Ré, ils sont tous interrogés et torturés de jour comme de nuit. A partir de fin juin il parcours chaque jour 4 kilomètres pour aller travailler 12 heures avec une soupe à midi et le soir. Mi-octobre profitant d’un important bombardement au cours d’un transfert sur le continent, il s’évade avec 2 copains. Il rejoindra Thônes quatre jours plus tard pour mener une résistance active, sabotages, ravitaillements, il est présent le 1er aôut 1944 au moment du parachutage sur le plateau des Glières. En août 1944, il est à Chavoires avec l’Armée secrète lors des négociations de la libération d’Annecy. C’est en 1948 qu’il terminera sa carrière en Autriche dans les FFI de l’armée d’occupation. Il s’est ensuite impliqué dans les associations d’anciens combattants pour transmettre le flambeau de la mémoire. Il fut récompensé par de nombreuses distinctions militaires et élevés au grade de chevalier de la Légion d’Honneur. Ces obsèques se sont déroulés en présence de 19 drapeaux, Joseph Benoit portait le drapeau de l’UNC 74 et était accompagné de Jacky Haudiquert. L’UNC 74 présente ses condoléances attristées à toute sa famille.
